Le Figaro Magazine, 3 août 2010
Agressions, incivilités, trafics, montée du communautarisme, des tensions raciales et des violences tribales… Victimes de cette situation, des familles migrent. Des anonymes qui vivent aujourd’hui en France comme des exilés de l’intérieur. Après les émeutes de Grenoble et Saint-Aignan, reportage à Perpignan.
Myriam, jeune femme appréciée de tous, voulait croire au bonheur à Perpignan. Mais les incivilités répétées et la violence de l’attaque dont elle a été l’objet en avril en compagnie de son mari l’ont poussée au départ.
(…) A quoi bon vouloir rester dans ce quartier quand leurs agresseurs étaient déjà libres, alors qu’eux-mêmes, à quatre heures du matin, n’avaient pas fini de déposer plainte? L’un d’eux, à 15 ans, comptait déjà 122 arrestations à son actif. (…)
Depuis, des bandes traînent sous leurs fenêtres et font pression pour qu’ils retirent leur plainte. « Nos voisins eux-mêmes nous le demandent, pour en finir avec cette histoire qui empoisonne la vie de l’immeuble. Boîte à lettres fracassée, courrier volé, je suis aujourd’hui obligée de convenir de rendez-vous avec la postière pour récupérer mes lettres ! » (…)
Perpignan est une poudrière. Dans certains quartiers, comme le Bas-Vernet, les médecins ne se déplacent plus en urgence le soir et vous dirigent directement vers l’hôpital. Comme à Béziers. Ou à Nîmes. En mai dernier, un praticien de SOS Médecins a été agressé dans la cité du Valdegour.
Un article à lire en intégralité.

