L’Union, le 27 août 2007 :
Trois jeunes délinquants rigolent bien des gendarmes, avec leurs copains. Chaque fois qu’ils les arrêtent, les juges les relâchent… (…)
Ce qui vient de se produire, pour trois jeunes délinquants, d’une vingtaine d’années, de Nouzonville, dépasse toutefois les limites des pratiques judiciaires laxistes habituellement « admises ».
En effet, ils ont réussi cette jolie performance d’avoir été interpellés, placés en garde à vue et auditionnés quatre fois en l’espace de treize jours. Et d’avoir été systématiquement relâchés aussitôt dans la nature, à l’issue de chacune de leurs présentations devant la justice ! Or, ce n’était pourtant pas pour des nèfles que les gendarmes avaient eu à s’occuper d’eux.
Lorsqu’ils les avaient interpellés la première fois, le 13 août, c’était en effet dans le cadre d’une affaire de cambriolage au domicile d’un particulier. De plus, l’un d’eux avait été trouvé porteur de cannabis. Pourtant, le soir même, ils étaient dehors.
Re-belote, le 17 août, à Renwez, lorsque les trois mêmes étaient tombés, par hasard, sur un contrôle routier. Là encore, les gendarmes avaient trouvé du cannabis dans la voiture. (…) ils avaient néanmoins été laissés libres, sans la moindre poursuite pour détention de produit illicite.
Le 23 août, dans le cadre d’une autre enquête, relative à un vol de métaux conséquent, commis chez Derichebourg, en juillet à Charleville, les trois jeunes malfaiteurs étaient à nouveau arrêtés à Nouzonville pour ce motif.
Une fois de plus, les enquêteurs, lors des perquisitions, tombaient sur de la résine de cannabis. Vol, stupéfiants : pour autant, toujours pas de prison à l’horizon, pas même une comparution immédiate, mais simplement une convocation à se présenter devant le tribunal… en février prochain, toutes les audiences étant complètes jusque-là. (…)
Profitant de ce qu’on leur avait en quelque sorte accordé un blanc-seing pour continuer à malfaire, ils ne s’en sont pas privés.
S’empressant, aussitôt, d’aller casser la figure à l’homme qui les avait « balancés » pour le vol de métaux, en le menaçant d’autres sévices s’il maintenait son témoignage.
Moyennant quoi, les gendarmes les ont donc « coffrés », une nouvelle fois, ce mercredi 25 août, pour ces faits de violences particulièrement graves. Eh bien, malgré tout, cela n’a pas empêché qu’ils soient encore relâchés, à l’issue de leur présentation aux juges. Avec une seconde convocation, également pour février prochain.


condamnons le juge manquement à son devoir