Le figaro magazine, 7 février
Le récidiviste qui a violé et assassiné Laëtitia Perrais, dans les conditions monstrueuses que l’on sait, n’a bénéficié d’aucune mansuétude particulière, il n’a profité d’aucun ratage extravagant. (…) Un peu de négligence, un peu d’impéritie, un peu d’économie… Laëtitia, victime d’une «défaillance» ordinaire ? D’un banal «dysfonctionnement» ? Le drame n’en est que plus glaçant (…).
Réalisée sur près de 30 000 agresseurs sexuels, l’enquête internationale de référence (elle est citée dans la remarquable étude rédigée par le Dr Alexandre Baratta pour l’Institut pour la justice) évalue à 13,4 % le taux de récidive à cinq ans. Quinze ans après les faits, il s’établit à 24 %. !
(…) Alors que des méthodes objectives, d’inspiration anglo-saxonne mais recommandées chez nous par l’Académie de médecine, permettent partout dans le monde de quantifier statistiquement la « dangerosité potentielle » d’un individu, l’école française, pétrie de tradition freudienne, continue de sonder les «dénis» (…).
Reste enfin, il faudra bien le reconnaître un jour, que la seule garantie absolue contre la récidive est la détention : prison d’abord ; «internement de sûreté» ensuite, pour les individus d’une particulière dangerosité.


Maintenir en prison ou en internement de sûreté, toute sa vie, un dangereux criminel, susceptible de récidiver, est ruineux pour notre V ème République. Pour moi, un monstre de cruauté, non amendable, non ré-insérable dans la société, doit subir la peine de mort. C’est ce qui est le plus rationnel dans notre société.