Nord Littoral, 27 mars 2011
Dans le droit français, l’incarcération doit rester une exception. D’où l’existence du JAP.
En effet, ce n’est pas parce qu’une personne est condamnée à une peine de prison ferme qu’elle se retrouvera derrière les barreaux du jour au lendemain. Bien au contraire.
Dans les faits, un prévenu condamné à moins de 24 mois de prison ferme peut prétendre à un aménagement de peine. C’est à ce moment que le JAP entre en action en jugeant opportun ou non de laisser l’individu en liberté, sous certaines conditions.
Mercredi matin, Laurent Fekkar a accepté pour la première fois d’ouvrir les portes de son bureau à un journaliste. Les condamnés, qui comparaissent libres, ont tous les mêmes mots à la bouche : « Je ne veux pas aller en prison. » A l’image de cet homme, condamné à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis, dans une affaire de stupéfiants. Le jeune homme, ancien héroïnomane, assure avoir définitivement raccroché et souhaite bénéficier d’un bracelet électronique pour purger sa peine. Le juge doute de sa bonne foi
D’autres, à l’image de ce jeune majeur, sont surpris de se retrouver dans le bureau du juge, bien que n’ayant pas exécuté un travail d’intérêt général, fruit d’une précédente condamnation, jusqu’à son terme : « Je pensais que la justice allait m’oublier ».

