Vaucluse Matin, 21 avril 2011
L’épicerie Criquillion à Séguret a été braquée onze fois, la dernière en décembre 2008, juste avant Noël. Deux fois la propriétaire du magasin Annie Criquillion s’est retrouvée avec le pistolet sur la tempe. Un triste record dans le genre Simenon très noir.
Ils sont capables de tout et je suis une proie facile. »
« Très longtemps je me suis réveillée en sursautant. Il y a la crainte aussi et l’impression d’avoir quelqu’un qui s’approche, surtout l’hiver quand il fait noir au moment de la fermeture. Une fois qu’on a connu ça, il y a toujours cette hantise et l’interrogation : « Est-ce que quelqu’un va venir ? » « Ils sont capables de tout et je suis une proie facile »
Forte de son expérience, la sexagénaire, isolée hors du centre-village, avertit qu’un braquage ne se fait pas par hasard, il y a la période d’observation : « Ils viennent voir un peu comment ça marche, s’il y a des caméras, qu’est-ce qui est à voler rapidement. Ils cherchent la facilité et la rapidité. Puis leur but c’est de faire peur, de tétaniser afin qu’il n’y ait pas de résistance (…).

