Extraits d’une publication de l’administration pénitentiaire
« De la même manière s’est construite une alliance des souffrances, facilitant d’ailleurs la reconnaissance mutuelle, traduite durant l’expérimentation, d’une part, par la prise de conscience, par les détenus, de la souffrance des victimes, brisées à vie (…). Les victimes ont également été déstabilisées, d’autre part, par la souffrance vécue par les détenus en détention en raison de la violence carcérale et des pertes causées à leurs familles, entourage et à eux-mêmes. »
« La ligne de partage devenait très ténue dès lors que les échanges entre eux permettaient différentes formes d’identification, les détenus ayant subi dans leur vie différentes formes de violences et d’abandon, alors que les victimes soulignaient la chance qu’elles avaient eue pour ne pas basculer, à certaines occasions, dans le passage à l’acte. Cette part d’ombre de chacun laissait la place à l’approfondissement des échanges, leur interconnexion et évolution. »
« Le bénéfice pour les détenus est d’avoir permis aux victimes de croire à nouveau en l’être humain grâce à la mise en évidence de leur humanité. »
« Plus prosaïquement, la satisfaction tirée de ces rencontres est d’avoir permis également aux victimes de se rendre compte qu’il n’y avait pas toujours d’explications logiques du passage à l’acte et qu’il fallait admettre une part d’ombre dans la victimisation qu’elles ont subie afin d’avancer dans leur processus de deuil. »


Ces pratiques, qui commencent à devenir à la mode, sont d’une perversité sans nom.
La seule « rencontre » admissible entre le criminel et sa victime serait celle qui permettrait à la seconde de châtier elle-même le premier. Si la société se refuse à cela — et c’est en effet sorti de nos moeurs — elle n’a pas à inciter à quelque réconciliation que ce soit. Elle a à assumer elle-même, à travers l’institution judiciaire, son devoir de juger et de punir.
Hier les balades à vélo pour le détenus, aujourd’hui l’incitation, pour les victimes, à penser qu’elles ne sont pas, au fond, différentes des criminels, et que c’est uniquement par hasard qu’elles n’ont pas volé, agressé, violé, tué. Autrement dit : le crime n’est pas vraiment la faute du criminel. Tout le monde est un criminel en puissance, même ceux qui respectent la loi, même ceux qui ont été victimes de criminels.
Cette propagande est véritablement répugnante. L’inversion des valeurs est complète. Non seulement la justice ne fait pas son travail, n’assume pas ses responsabilités, mais, en plus, elle suggère aux victimes, en tant que membres de la société, qu’elles sont un peu coupables de ce qui leur arrive.
Je partage votre avis ,nous sommes en pleine dérive ,l’administration pénitentiaire sort de son rôle.Même le pardon éventuel qui reste un acte personnel et privé n’implique pas une atténuation des responsabilités.Mettre sur le même plan la souffrance des victimes et celle des criminels est aussi intolérable que de tenter de banaliser la responsabilité des agresseurs .C’est l’excuse « sociétale » chére à un ex ministre de la justice qui aprés la peine de mort souhaitait supprimer les prisons.
justice de merde ecoutez son raisonnemment: le coupable est victime de ses actes, c est a sa victime d etre responsable de ce qui lui arrive,;,,; elle doit presque s exuser d etre responsable de provoquer les pulsions meutrieres chez son agresseur, de comprendre son inhumanite, en fait d ‘exister.il faut renverser cette INjustice et la remettre a l endroit et ça le plus vitte possible.