Publié le 6 janvier 2012
Le Parisien, 6 janvier 2011
Les parents de Thomas poignardé à mort en 2010 à Sérignan ne décolèrent pas depuis qu’une amie de leur fils a découvert sur Facebook les photos du meurtrier présumé.
Incarcéré dans l’Hérault depuis le drame , le jeune homme de 19 ans est parvenu à ouvrir un compte personnel sur le réseau social depuis sa cellule.
Il pose torse nu en faisant le V de la victoire. Pour nous c’est atroce. On laisse faire n’importe quoi en prison » s’emporte le père de Thomas.
Maitre Luc Abratkiewicz avocat des parents vient de déposer auprès du parquet les pièces de cette affaire. Il veut ainsi déclencher une enquête administrative sur les facilités que pourraient avoir des détenus pour dialoguer avec l’extérieur en utilisant les réseaux sociaux.
Publié le 23 décembre 2011
AISG, 22 décembre 2011
Le FIJAISV (fichier judiciaire automatisé des auteurs d’agressions sexuelles et violentes) assure un « suivi automatisé et individualisé des auteurs de violences sexuelles condamnés par la justice, qui sont soumis, par la loi, à des obligations variables de justification d’adresse ». Il a également été élargi à « certains auteurs de crimes et délits violents ». Ce fichier est « utilisé quotidiennement par les services de police et de gendarmerie, dans le cadre d’enquêtes portant sur des crimes et délits à caractère sexuel, afin de faciliter l’identification de leurs auteurs ». Les personnes inscrites au FIJAISV sont notamment soumises à « des régimes de justification d’adresse qui varient en fonction de la gravité de l’infraction commise ».
Suivi mensuel obligatoire peu appliqué et malaise des forces de l’ordre
Le régime mensuel de justification d’adresse est « obligatoire pour les personnes ayant commis des infractions punies de dix ans d’emprisonnement et en état de récidive légale », rappellent Delphine Batho et Jacques-Alain Bénisti. Ils constatent cependant que « les magistrats omettent parfois » de le préciser, « si bien que le nombre de personnes inscrites au FIJAISV et qui répondent à ce régime est inférieur à ce qu’il devrait être si le droit était correctement appliqué ». Ainsi, « seules 14 personnes inscrites au FIJAISV font l’objet d’un suivi mensuel obligatoire », alors que le fichier compte « 54 900 personnes ». Les députés proposent de « permettre au service du Casier judiciaire national d’appliquer un suivi mensuel des personnes qui doivent y être obligatoirement soumises ».
Ils indiquent par ailleurs que ce fichier « est à l’origine d’un malaise certain au sein des forces de l’ordre » et d’un « découragement ». Cela est notamment lié au fait que « les personnes défaillantes, lorsqu’elles sont finalement retrouvées, ne subissent pas la peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende » prévue par le code de procédure pénale pour défaut de justification d’adresse. Le fichier répond en outre à un régime déclaratoire et contient donc des adresses fausses ou incomplètes, « ce qui rend la tâche des policiers plus complexe ». Il n’est « pas parfaitement à jour », puisque les juridictions « connaissent d’importants retards dans l’inscription des personnes au FIJAISV. À ce jour, il s’écoule en moyenne 110 jours entre la décision judiciaire et l’inscription proprement dite », affirment-ils, précisant que « 50 % des décisions sont toutefois enregistrées dans les deux semaines qui suivent la décision judiciaire »
Publié le 8 décembre 2011
Le Parisien, 7 décembre 2011
Gérard Larzillière, 50 ans, comparaît ce matin pour avoir enlevé, séquestré et violé une fillette, huit mois après sa sortie de prison. L’homme était placé sous contrôle judiciaire après avoir purgé une peine pour agression sexuelle sur une enfant de 4 ans. Malgré ses antécédents, il ne sera pas jugé en état de récidive, ce qui aurait pu aggraver la peine encourue.
« Il avait été précédemment condamné pour agression sexuelle, ce qui est un délit, alors qu’il est renvoyé aux assises pour viol, un crime. La récidive peut s’appliquer de crime à crime ou de délit à délit mais pas d’un délit à un crime, même s’il s’agit de faits de même nature », explique une source judiciaire (…).
« C’est un prédateur. Même en liberté conditionnelle il ne parvient pas à se maîtriser », clame Me Gardien, avocat de la victime (…).
« Mon client est un malade, il ne parvient pas à mettre des mots sur ses actes, mais il a des regrets », affirme Me Grégory Hanson, son avocat.
Publié le 8 décembre 2011
La Provence, 25 novembre 2011
Ils privent des dizaines de gamins de terrain de foot, car le trophée remporté par ces petits délinquants c’est… un stade municipal (…) fermé à la suite de nouvelles agressions sur des agents municipaux (…).
Après le parking « volé » de la porte d’Aix, un nouvel équipement collectif est donc bien confisqué par une bande de voyous (…).
Le 2 novembre, la maison de fonction du gardien a été criblée de balles de 12 et 9 millimètres tirées depuis le toit du gymnase (…). Il ne s’agissait là que du dernier épisode de la guérilla que certains jeunes de la cité Benza livrent depuis des mois pour s’approprier le gymnase municipal afin d’en user à leur guise. Terrorisé, déboussolé et logé à l’hôtel depuis cette agression, le gardien est revenu sur les lieux, mardi dernier. »Les mêmes jeunes sont revenus. Ils étaient une vingtaine. Ils m’ont insulté, encerclé et bombardé de cailloux« , raconte M. Agoubi (…)
Publié le 8 décembre 2011
Le Figaro, 22 novembre 2011
La moitié des médecins chargés du suivi des délinquants sexuels ne connaissent pas les médicaments dits «freinateurs de la libido» :
«Pourtant, souligne l’un des auteurs, Alexandre Baratta, psychiatre au centre hospitalier de Sarreguemines (Moselle), et expert près la cour d’appel de Metz, ces molécules ne sont pas très nombreuses, il n’en existe que deux …»
Ces travaux mettent en réalité en lumière toute la réticence de principe des psychiatres sur la castration chimique, bien que ces traitements aient désormais été recommandés par la Haute Autorité de santé.
L’enquête, réalisée dans différents services hospitaliers répartis dans toute la France, souligne que les psychiatres chargés du suivi des délinquants sexuels, même dans un cadre judiciaire, se situent principalement du point de vue de leur patient – un patient particulier car il a été contraint par le juge à se soigner.
«Dans de trop nombreux cas , explique Alexandre Baratta, le médecin se contente de recevoir le délinquant sexuel qui lui-même vient pour que lui soit délivrée une attestation de suivi qu’il devra remettre à la justice.»
Les délinquants sexuels font en effet souvent l’objet d’une «injonction de soin» de la part du juge, par exemple à la sortie de prison. Dans ce cas, pour préserver le secret médical, un médecin «coordonnateur» est désigné, chargé de veiller pour le compte de la justice à ce que le traitement ait lieu. Mais le médecin traitant reste le seul maître. Or, selon ces travaux, les psychothérapies classiques, seules, ne sont pas efficaces contre la récidive.
Comment les médecins, en particulier les psychiatres, évaluent-ils le risque de récidive des auteurs de violences sexuelles?
Les praticiens auraient des connaissances cliniques, criminologiques et juridiques insuffisantes en la matière et il conviendrait de mieux les former.
Publié le 8 décembre 2011
Europe 1, 3 novembre 2011
(…) Courageusement, Morgane, aujourd’hui âgée de 24 ans, a décidé de venir témoigner au procès de Manuel Ribeiro Alves Da Cruz, qui s’est ouvert mercredi, devant le cour d’assise d’Évry, dans l’Essonne.
Le violeur récidiviste de 42 ans est accusé d’avoir enlevé, violé et assassiné Marie-Christine Hodeau (…). Un scénario qui trouve un certain écho auprès de Morgane. Cette jeune femme a elle aussi été violée par Manuel Ribeiro Alves Da Cruz, alors qu’elle n’était âgée que de 13 ans.
Pour ces faits, l’homme a été condamné, en 2002, à 11 ans de réclusion criminelle. Le récidiviste a bénéficié d’un aménagement de peine en étant placé sous liberté conditionnelle en 2007.
Alors que l’affaire de Marie-Christine Hodeau avait relancé le débat sur la récidive, Morgane avait témoigné de son « aberration ».
« Quand un violeur prend 11 ans, et qu’il est libéré au bout de 6 ans et demi, qu’il ne respecte pas, ni son traitement chimique, ni son suivi psychologique, il faudrait peut-être commencer à se poser des questions sur la mentalité et la dangerosité de l’individu », avait-elle souligné.
« C’est vraiment malheureux qu’on soit obligé d’attendre qu’il y ait des récidives et des meurtres pour enfin comprendre que la personne était dangereuse, enfin comprendre qu’il faudrait remanier le système judiciaire par rapport à ces gens. C’est révoltant, je ne trouve pas de mot » avait-elle ajouté, très émue par la nouvelle de la mort de Marie-Christine Hodeau.
La jeune femme avait reproché au système judiciaire de ne « pas punir correctement les violeurs », mais de seulement les « gronder ». « Les bracelets électroniques, ça devrait être obligatoire pour tous. Au moins on saura où ils se trouvent en temps et en heure. Peut-être que déjà, ça les ferait réfléchir à deux fois avant de faire n’importe quoi », avait-elle souligné (…).
Publié le 8 décembre 2011
Nice Matin, 1 décembre
Il faisait partie des huit ados de « Cible d’état », une bande d’ados violents soupçonnés d’une vingtaine d’agressions à Nice en janvier dernier. Puis, en mai dernier, il est une nouvelle fois passé par la case justice après un vol avec violences au préjudice d’une personne âgée.
(…) Retors, déterminé, il a non seulement nié les faits mais a même, comme un voyou chevronné, refusé de répondre aux enquêteurs de la BRAV (brigade de répression des actions violentes) de la sûreté départementale.
Il a toutefois été formellement identifié tant par les policiers que par les victimes dont certaines ne sont âgées que de 11 ans !
L’ado a sévi avec un couteau de cuisine à une dizaine de reprises au cours du dernier mois.
(…) Avec cette arme blanche, il a racketté des gamins de son âge ou plus jeune pour leur extorquer leur téléphone, leur baladeur ou un bijou en or.
Il n’hésitait pas, lors de certains faits, à asséner un coup de poing pour se montrer convaincant. Mais, plus inquiétant, il est allé jusqu’à poursuivre jusque dans une boulangerie une victime récalcitrante. Il a également et surtout attaqué un bijoutier du quartier Trachel !
L’ado braqueur de 13 ans et 11 mois est ressorti avec une « babiole » que le commerçant lui a abandonnée pour s’en débarrasser.
Publié le 8 décembre 2011
Le Progrès, 19 novembre 2011
Le 15 octobre, Gilbert Lori avait tiré sur un des deux hommes venus le braquer dans sa bijouterie (…) Un juge d’instruction l’a mis en examen.
(…) C’est l’indignation qui le secouait au sortir du palais de justice de Lyon. Convoqué par la juge d’instruction Florence Marques, le bijoutier, installé depuis 1974 place Curial à Bron, venait d’apprendre sa mise en examen pour violence volontaire avec arme ayant entraîné une incapacité de plus de huit jours. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
« Dans cette affaire, c’est moi la victime ! Je me suis retrouvé, dans mon magasin, face à des types armés. Oui j’ai tiré, mais pour sauver ma peau ».
(…) Mais le commerçant et sa femme subissent également des violences verbales, des menaces de mort, de la part de types qui n’ont pas l’air d’apprécier le sort réservé aux deux braqueurs. « Sale p., on va te faire à la kalachnikov, voilà ce que m’a femme a entendu. Moi je me suis fait traiter de bâtard raciste, d’enc. de Français. Ils viennent cracher sur la vitrine de mon magasin » s’emporte le futur retraité, qui voit avec soulagement arriver la fin de l’année. Il doit cesser son activité le 31 décembre.
Publié le 29 novembre 2011
Le Figaro, 22 novembre 2011
De l’affaire Guy Georges en 1998 au meurtre d’Agnès Marin, de nombreuses lois sur les crimes sexuels ont été votées après des drames retentissants. Retour près de 15 années de légifération sous le coup de l’émotion.
1998 : affaires Guy Georges et Jourdain
(…) Elisabeth Guigou, qui fait voter le 17 juin la loi sur la «prévention et la répression des infractions sexuelles». Le texte instaure le «suivi socio-judiciaire», qui permet au juge d’obliger un délinquant ou un criminel sexuel à se soumettre à des mesures de contrôle après sa détention. Celles-ci peuvent prendre la forme d’une injonction de soins, auxquels le condamné doit toutefois consentir. La même loi crée un fichier national des empreintes génétiques des délinquants sexuels.
2004 : affaires Bodein et Fourniret
La loi Perben II crée un fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).
2005 : affaires Trémeau et Cayez
Une nouvelle loi anti-récidive est votée. Elle crée la possibilité de placer, dans le cadre du suivi socio-judiciaire, les délinquants sexuels les plus dangereux sous bracelet électronique
Ce dispositif sera complété en 2007, par la loi Dati qui invente les «peines-plancher» pour les récidivistes
2007 : affaires Devé-Oglou et Evrard
Rachida Dati fait voter une loi créant la «rétention de sûreté». Les criminels jugés dangereux seront désormais, à l’issue de leur peine, placés dans des centres médico-judicaires fermés.
2010-2011 : affaires Penin, Meilhon et Marin
«La récidive criminelle n’est pas une fatalité», assène Nicolas Sarkozy après ce dernier drame. Ces propos ne seront pas immédiatement suivis d’un loi mais le chef de l’État charge alors le député UMP Eric Ciotti d’un rapport sur l’exécution des peines. Parmi ses 50 propositions, la suppression des réductions automatiques de peines et une une augmentation du nombre des places en prison
Après l’assassinat d’Agnès, 14 ans, dans un collège-lycée de Chambon-sur-Lignon, le gouvernement annonce une série de mesures : placement en Centre d’éducation fermé (CEF) de tout mineur soupçonné «d’un crime sexuel particulièrement grave», évaluation «pluridisciplinaire» de la dangerosité, accroissement du partage d’informations entre professionnels. Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, relance par ailleurs le débat sur une réforme de la justice des mineurs, dont il promet qu’elle sera «une des priorités» après les élections de 2012.
Publié le 29 novembre 2011
Le Parisien, 21 novembre 2011
« Miraculée, encore plus qu’auparavant ». C’est en ces termes que l’avocate de la jeune fille violée dans le Gard en août 2010 a décrit l’état d’esprit de sa cliente. Âgée de 16 ans au moment des faits, elle avait été agressée par le meurtrier présumé d’Agnès.
(…) Un peu plus tôt dans la journée, l’un des membres de la famille de cette jeune fille s’était interrogé: « Comment a-t-on pu remettre ce monstre en liberté ? », a ainsi dénoncé Alain Diaz. « Ma cousine a vécu le même drame qu’Agnès. Il avait préparé la même chose. Elle a été violée avec des objets, attachée, bâillonnée. Et elle aurait été tuée si sa mère ne l’avait pas appelée au téléphone », a t-il expliqué, trouvant « indécente » la décision du juge d’instruction d’avoir remis en liberté le suspect.
Agé de 16 ans au moment de ces premiers faits, l’adolescent, toujours en attente de jugement dans cette affaire, a effectué quatre mois de détention provisoire avant d’être placé sous contrôle judiciaire fin 2010 avec interdiction de séjourner dans le Gard. C’est pour cette raison qu’il est parti en Haute-Loire au collège-lycée Cévenol.
« La justice ne fait rien pour les victimes, a déploré Alain Diaz. Pourtant, on savait qu’il allait recommencer s’il sortait. Elle laisse une bête dans les rues »
« Maintenant quand je vois la famille d’Agnès détruite, je m’en veux de ne pas avoir parlé car ça aurait peut-être permis d’empêcher ça », a-t-il conclu.
Publié le 16 novembre 2011
Le Figaro, 10 novembre 2011
(…) Manuel da Cruz a accueilli impassible mardi soir sa condamnation à la perpétuité pour l’enlèvement, la séquestration, le viol et l’assassinat de Marie-Christine Hodeau, le 28 septembre 2009 à Milly-la-Forêt (Essonne). Après trois heures de délibérés, la Cour a décidé de suivre en partie l’avocat général, qui réclamait la perpétuité assortie de 22 ans de sûreté. Elle a également imposé un suivi socio-judiciaire pendant dix ans à sa sortie éventuelle de prison, avec injonction de soins. Elle n’a en revanche pas retenu la mesure de rétention de sûreté.
(…) «Il admet cette sanction, il se sent soulagé», a expliqué l’un des avocats de l’accusé, Me Damien Brossier. «Il appréhendait cette audience. Même s’il avait l’air impassible, tout cela a été une épreuve pour lui. Et même si la condamnation est lourde et longue, il y a un petit espoir (…) à condition qu’il effectue un véritable travail sur lui-même», a-t-il estimé, précisant que son client avait réellement des «regrets» par rapport à ce qu’il a fait.
Au cours de son réquisitoire, Me Dominique Polion avait expliqué : «On a qualifié ce procès de procès de la récidive. La justice a fait son travail. Les textes ont été effectivement appliqués».
Toutefois, il avait regretté «l’inadaptation totale de notre système judiciaire à assurer la sécurité» de la société.
Un peu plus tôt dans la journée, avant que le verdict ne tombe, Manuel da Cruz avait expliqué depuis son box : «J’espère que plus tard je pourrai avoir en face de moi des gens (psychologues) qui me feront comprendre pourquoi j’ai fais tout ça».
Publié le 28 octobre 2011
Nice Matin, 27 octobre 2011
Après 42 ans dans la pénitentiaire dont 13 comme directeur de la maison d’arrêt de Grasse, Paul Botella prend sa retraite. Et parle de l’univers carcéral sans langue de bois
Elle est souvent montrée du doigt et dénaturée par ceux qui ne la connaissent pas, le cinéma, les hommes politiques, les médias. Pendant des années, on n’a rien fait pour les prisons. Quand des élus ont été incarcérés, on a dit que la prison était la honte de la République et alors on a commencé à investir.
(…) Le problème c’est que, à droite comme à gauche, les élus ne veulent pas de prison sur leur commune. Ce n’est pas politiquement correct de détruire ou construire une prison. En France, on se pose des questions métaphysiques alors que, par exemple, en Catalogne on a construit une prison de 1 500 places en 22 mois.
Comment a évolué la relation entre surveillant et détenu ?
Dans le mauvais sens. J’ai connu – c’est peut-être difficile à comprendre – des détenus de parole à qui on pouvait faire confiance. Aujourd’hui, la population carcérale a changé avec des mineurs qui montent très rapidement dans la criminalité. Les détenus refusent plus l’autorité, sont violents, d’où la hausse des agressions sur le personnel.
Quelle réponse apportée ?
La prison est une micro société non hermétique – l’inverse serait dangereux – mais pas une zone de non-droit et on ne laisse pas le caïdat s’installer.
On insiste souvent sur les droits du détenu plus que sur ses devoirs : respecter le personnel, les autres détenus, payer la partie civile…
Publié le 28 octobre 2011
L’Express, 19 juillet 2011
Le meurtrier présumé de la joggeuse assassinée à Milly-la-Forêt (Essonne) en septembre 2009 sera jugé du 2 au 8 novembre devant la cour d’assises du département a déclaré ce mardi le parquet d’Evry.
Manuel Da Cruz, récidiviste de 48 ans, est soupçonné du viol et du meurtre de Marie-Christine Hodeau le 28 septembre 2009 alors qu’elle faisait son jogging. Il a été renvoyé devant les assises pour enlèvement, séquestration, viol et assassinat.
La victime, une assistante maternelle de 42 ans, avait été enfermée dans le coffre de la voiture de son agresseur mais avait réussi à téléphoner aux gendarmes et à donner le numéro d’immatriculation. Manuel Da Cruz a été interpellé peu après l’enlèvement.
Publié le 28 octobre 2011
Le Parisien, 19 octobre 2011
Anthony Draoui, le marginal recherché dans l’affaire de la joggeuse de 17 ans tuée en juin en Ardèche, a été jugé en son absence mardi dans un autre dossier, celui de l’agression de la gérante d’un salon de coiffure dans la Drôme.
Convoqué par le tribunal correctionnel de Valence, le prévenu de 20 ans ne s’est pas présenté. Il a été condamné en son absence à un an de prison ferme pour tentative de vol avec violence.
Il était convoqué pour avoir menacé le 21 juin la gérante d’un salon de coiffure de Saint-Rambert d’Albon «avec un épluche-légumes», en réclamant la caisse, le jour-même de la découverte du corps de la lycéenne disparue, selon le parquet.
(…) Originaire de la région et déjà connu pour des faits de violence, il avait pu être entendu le lendemain par les gendarmes avant d’être libéré, avec une convocation devant le tribunal correctionnel.
Publié le 28 octobre 2011
L’Express, 22 juin 2011
Des femmes qui partent faire leur jogging et qui ne reviennent pas. Ce type de disparitions se multiplie ces dernières années. Dans la plupart des cas, il s’agit d’enlèvements.
Si le scénario de la séquestration est différent d’un cas à l’autre, au final, l’épilogue s’avère souvent tragique.
Le dernier cas en date est celui de la disparition de Marie-Jeanne Meyer samedi dernier (…).
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